THURSDAY, OCTOBER 8, 2026|No. 17915
Energy · France

TotalEnergies Stations Face Potential Disruptions as CGT Calls for Strike

A 24-hour strike called by the CGT union at TotalEnergies sites in France could impact fuel distribution and some service stations.

A TotalEnergies gas station in France.
A TotalEnergies gas station in France.
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Social Grève chez TotalEnergies : des stations-service pourraient être bloquées ce jeudi

Les salariés de TotalEnergies sont appelés à faire grève ce jeudi à l'appel de la CGT. Le mouvement pourrait ralentir ou bloquer les expéditions de carburants.

La rédaction avec AFP

Aujourd'hui à 07:10

  • Temps de lecture : 2 min

Raffineries, usines de caoutchouc, mais aussi certaines stations-service : les salariés de « tous les sites » de TotalEnergies en France sont appelés à faire grève ce jeudi à l'appel de la CGT, pour l'emploi et les salaires. « Partout dans le groupe, les effectifs sont sous tension », avec des conséquences pour la sécurité, selon le syndicat, qui déplore « des départs non remplacés », un « recours massif » à l'intérim, aux « CDD à répétition », et à la sous-traitance. Autre point de mécontentement, des salaires qui « stagnent et sont même rattrapés par le Smic dans les filiales du groupe ».

Alors que les ventes de carburants ont connu ces dernières semaines des difficultés logistiques liées à la guerre au Moyen-Orient et au plafonnement par le groupe des prix dans ses stations-service, ce mouvement de 24 heures pourrait se traduire, s'il est suivi, par des expéditions de carburants « bloquées ou ralenties », a indiqué à l'AFP Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe. Certaines des quelque 180 stations-service de la filiale Argedis, principalement sur autoroute, pourraient aussi être bloquées.

11,2 milliards de bénéfice au premier semestres

Cet appel à la grève a été maintenu malgré l'annonce par la direction du versement aux salariés d'une avance de 1.000 euros sur leur prime annuelle, dont le montant total doit être discuté en décembre, lors des négociations salariales annuelles. Dans un tract, la CGT réclame notamment l'« embauche de tous les intérimaires » et « le gréement des postes vacants (...) par des CDI TotalEnergies ». En ce qui concerne les salaires, la CGT réclame « 200 euros mensuels » d'augmentation « pour toutes et tous » et la « mise en place d’un salaire de base minimum » pour tous les salariés « à hauteur de 1,2 Smic ».

La CFDT du groupe, pour sa part, veut « croire en une négociation et un dialogue social qui va permettre d'obtenir un meilleur partage de la valeur », a indiqué Geoffrey Caillon, coordinateur du syndicat réformiste à l'échelle du groupe, qui n'a pas appelé à faire grève. Comme la CGT, au-delà des salaires, il souhaite interpeller la direction sur l'emploi « et la partie investissements de maintenance ».

À lire aussi : Argentine. TotalEnergies annonce près de 10 milliards de dollars d'investissement dans le pays

« On ne peut pas aujourd'hui, avec un tel besoin de carburants, avoir un outil de raffinage qui ne soit pas regardé de près en termes de maintenance et en termes d'effectifs », a-t-il ajouté. Le bénéfice net du groupe s'est élevé à 11,2 milliards de dollars (environ 10 milliards d'euros) sur l'ensemble du premier semestre, en progression de 73% sur un an.

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